Avant d’être une violence physique, la pression se fait psychologique, verbale ou même sexuelle. La violence psychologique est l’arme favorite de la femme. Elle s’exprime par voie directe sous forme de refus, d’insultes ou d’accusations non fondées. De manière indirecte et plus malsaine, en se déchainant sur des êtres ou des objets auxquels l’homme est sentimentalement lié. La plupart des hommes ont aussi subi des violences physiques. Coups de ciseaux dans le ventre, chaises reçues au visage ou morsures sont quelques-uns des exemples apportés dans des témoignages. La violence conjugale envers l’homme se déploie d’une part dans le cercle familial où l’homme est discrédité dans son rôle de père ou d’amant. Mais elle déborde
systématiquement du domaine privée au domaine public, lieu de réalisation masculine par excellence. La femme attaque l’homme sur son lieu de travail et cherche à l’isoler socialement. Face à cette violence, l’homme se sent très démuni. Il préfère souvent l’univers connu de sa relation conflictuelle à l’idée d’une nouvelle vie, solitaire et incertaine. S’il est père, il ne peut imaginer abandonner ses enfants à une femme violente.
Conscient de la perception sociale de la masculinité, il hésite à chercher une aide extérieure. Plutôt que de prendre des mesures radicales pour mettre fin à sa situation, l’homme met en place des stratégies d’adaptation. Il se protège en anticipant le danger. Il se surinvestit dans son travail. Il développe des aptitudes à la compassion, à la patience ou au pardon qui lui donnent un sentiment de valorisation personnelle.